|
|
L’aménagement des berges de Seine dans le département
Le département des Hauts-de-Seine a réalisé un Schéma d'aménagement et de gestion durables de la Seine et de ses berges qui vise à "rendre la Seine aux habitants”. Le fleuve constitue en effet un vecteur d’activité économique (transport fluvial, tourisme), un milieu naturel et un enjeu majeur d’environnement, un élément important du cadre de vie des Alto-Séquanais et le terrain d’expression d’une forte demande sociale d’accès à la nature dans des secteurs du département souvent moins favorisés en termes d’espaces verts. Les berges de Seine ont un impact paysager valorisant. Le cadre de vie fluvial présente un atout pour les habitants, les passants et les usagers de la Seine. Sur les bords du fleuve, les opportunités de développer la vocation de nature existent, tant dans la reconquête et l’aménagement de secteurs délaissés ou vacants que dans l’amélioration des espaces existants. Aménager la berge signifie la rendre partout accessible au public, y compris sur les sections des berges occupées par les bateaux-logements. Il s’agit de proposer des relations avec la ville, de créer des accès ou de les restituer pour rejoindre la rive à partir des voies routières ou piétonnes. En savoir plus sur ce projet (sur le site hauts-de-seine.net)
15045
|
L'évolution du projet : de la route au territoire
Aujourd’hui, le projet d’aménagement « Vallée rive gauche » entend associer de manière pérenne les contextes urbain, écologique et économique dans lesquels la Seine évolue sur plus de 4 km de long. À Sèvres, Meudon comme à Issy-les-Moulineaux, ce projet territorial d’ensemble entend répondre à l’enjeu d’ouverture de la ville sur le fleuve.
1992 : l'État envisage une voie express rive gaucheLes projets d’aménagement de la route départementale 7 datent d’une bonne dizaine d’années. Les premières études remontent à 1992. Elles étaient alors portées par l’État qui envisageait la réalisation d’une voie express rive gauche reliant la route nationale 118 à partir du pont de Sèvres jusqu’à Paris, comme une autoroute ou une voie rapide. Le projet prévoyait : - une chaussée composée de 2 files par sens de circulation ; - des bretelles de 2 voies viennent desservant les voies perpendiculaires à la RD 7 ; - des voies dénivellées aux têtes de ponts et aux carrefours de la rue de Vaugirard et de la rue Henri-Savignac. Au final, la largeur de l'emprise varie de 30 à 60m. Les coûts importants de cette solution rendent impossibles une programmation à court terme. En janvier 1993, l'Etat se désengage et la route nationale devient départementale et le conseil général devient responsable de son aménagement et de sa gestion.
1999 : le Conseil général propose un boulevard urbainLe conseil général décide quant à lui de porter un aménagement de la RD7 en boulevard urbain. La solution d'une infrastructure au sol à deux files par sens de circulation avec des carrefours à feux et une limitation à 50 km/h de la vitesse a été ainsi retenue, conformément au Schéma directeur du Val de Seine. Ce projet porte alors uniquement sur les communes de Meudon et d'Issy-les-Moulineaux et le 15 octobre 1999, l'assemblée départementale autorise le lancement de la concertation préalable.
En 2000, à l'issue de cette phase de concertation, l'assemblée départementale autorise le lancement de l'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique du projet. Les enquêtes conjointes d'utilité publique et de mise en compatibilité du POS de Meudon ont eu lieu du 1er mai 2001 au 15 juin 2001. Cette procédure a été abandonnée pour des raisons de délais de décisions qui ont rendue la procédure caduque. Aujourd'hui, un projet d'aménagement de la vallée de la SeineSuite à l'abandon de la procédure d'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique, le projet initial a été remodelé et repensé.
Aujourd’hui, le conseil général s’engage à conduire et à réaliser un unique projet global d’aménagement et de mise en valeur des berges de la Seine, comportant les dimensions « vertes » et « bleues » et aussi un aménagement adéquat de la voie du réseau départemental – la RD 7 –, attentif à répondre à d’autres fonctionnalités que la seule circulation automobile.
Le projet présenté permet à la fois : - une desserte locale plus efficace et plus sûre pour tous les usagers ; - l'amélioration du cadre de vie en rendant la Seine aux habitants ; - un itinéraire compris entre le pont de Sèvres et Paris soit 4,2 km ; - l'élaboration d'un schéma d'aménagement et de gestion durables de la Seine et de ses berges.
Les études de définition ont permis d’établir un dialogue fructueux dans lequel se sont pleinement impliquées les acteurs essentiels que sont les communes de Sèvres, Meudon et Issy-les-Moulineaux, les établissements Voies navigables de France et Port autonome de Paris, ainsi que les associations locales.
Aujourd'hui, le conseil général organise une nouvelle concertation pour présenter le projet dans son intégralité.
|
|
|